25 juillet 2019

Parcoursup : liste d'attente et liste d'appel, quelle différence ? Article l'Etudiant mai 2019

Beaucoup de candidats sur Parcoursup ne comprennent pas la mention "Votre position dans la liste d'appel / Votre position dans la liste d'attente"

Les premiers résultats de la plateforme Parcoursup sont tombés, avec cette année une nouveauté pour les candidats en liste d’attente : la position sur la liste d’appel. A quoi sert cet indicateur ?

C’est la petite nouveauté qui embrouille tout le monde. Pour cette saison 2 de Parcoursup, le ministère de l’enseignement supérieur a ajouté plusieurs nouveautés sur la plateforme, et notamment, pour les candidats en liste d’attente, leur place d’appel sur chaque formation demandée, et le rang du dernier appelé pour les licences, BTS, classes prépas. Un indicateur censé les aider à estimer leurs chances d’avoir une place, formation par formation, quand ils n’ont pas encore reçu de proposition d’admission.

Qu’est-ce que la liste d’appel ?

"Votre position dans la liste d'appel." Après avoir examiné les dossiers des candidats, les formations les ont classé par ordre de préférence. La liste d’appel d’une formation correspond donc à l’ordre dans lequel elle a classé les candidats pour leur faire une proposition. Votre position sur la liste d’appel ne va donc pas bouger jusqu’à la fin de la procédure principale.
Cet indicateur a été ajouté cette année pour pouvoir être comparé à l'autre indicateur "Position du dernier candidat qui a reçu une proposition d'admission en 2018".

Qu’est-ce que la liste d’attente ?

"Votre position dans la liste d'attente." La liste d’attente correspond à l’ordre dans lequel sont classés les candidats en attente d’une proposition. Cette position va évoluer au fur et à mesure des désistements des candidats mieux classés que vous sur la liste d’appel.

Pourquoi une différence entre liste d'appel et liste d'attente


La liste d’attente est mise à jour automatiquement au fur et à mesure des désistements, contrairement à la liste d’appel. Un candidat qui a reçu une proposition auquel il renonce permet de faire remonter la liste d’attente, mais son désistement ne supprime pas automatiquement sa place dans la liste d’appel. D’où le décalage possible entre les deux.



Capture d'écran de la plateforme Parcoursup comprenant les 2 listes : "Votre position dans la liste d'appel / Votre position dans la liste d'attente" ainsi que "Position du dernier candidat qui a reçu une proposition d'admission en 2018"


"Position du dernier candidat qui a reçu une proposition d'admission" : ce chiffre correspond à cette année (2019), à la position du dernier candidat accepté, ce chiffre évolue chaque jour selon les désistements, il doit être comparé à votre position en liste d'appel.

"Position du dernier candidat qui a reçu une proposition d'admission en 2018" :
ce chiffre lui ne bouge pas et doit être comparé lui aussi à votre position en liste d'appel.

Liste d'attente Parcoursup : au final, quel indicateur faut-il regarder ?

Le ministère a choisi d’indiquer cette année la position du dernier appelé dans chaque formation en 2018. "Position du dernier candidat qui a reçu une proposition d'admission en 2018". C’est cette position que vous pouvez comparer avec votre propre position dans la liste d’appel pour estimer grossièrement quelles sont vos chances d’avoir une proposition dans les jours ou les semaines à venir.

Attention : cet indicateur n’est pas un oracle, il va gagner en fiabilité au fil des ans. Il permet juste de savoir que si vous êtes 500e sur la liste d’appel de la formation de vos rêves et que le dernier appelé était 1000e en 2018, vous avez sur le papier plus de chances de recevoir une proposition que si vous êtes classé 1100e. Mais être classé 1100e ne signifie pas que vous n’avez plus aucune chance de voir votre dossier sélectionné.

Comment répondre à ses voeux si on est sur liste d’attente ?

Ne prenez pas de décision hâtive. Si vous avez une ou plusieurs propositions d’admission, vous avez jusqu’au dimanche 19 mai pour y répondre. Le plus logique est d’accepter celle de ces propositions qui vous intéresse le plus, même si elle n’est pas votre formation rêvée, par sécurité, et de maintenir en parallèle tous les voeux auxquels vous tenez. La logique est la même si vous n’avez pas de proposition : il faut maintenir tous les voeux qui vous tiennent à coeur (ils sont tous maintenus automatiquement si vous n’avez pas reçu de proposition d’admission). En revanche, si vous êtes certain de ne plus être intéressé par certains des voeux que vous avez faits en mars, vous pouvez y renoncer (bouton “Je renonce”), ce qui fera le bonheur d’autres candidats.

Exemple avec le dossier d’une candidate de banlieue parisienne qui a demandé plusieurs CPGE à Paris et en banlieue parisienne; l’une de ces CPGE à Paris lui a fait une proposition d’admission, mais ce n’est pas sa préférée. Toutes les autres CPGE, dont son voeu prioritaire, l’ont mise sur liste d’attente. Voici la réponse de l’une de ces CPGE :

La formation a 40 places. La lycéenne est 82e sur la liste d’appel établie par l’établissement à la réception des dossiers. Le dernier appelé le 15 mai était classé 57e sur cette liste d’appel. La candidate est 24e sur la liste d’attente, qui compte 298 candidats.

En 2018 le dernier appelé pour intégrer la formation était 254e. Donc, la candidate, qui est classée 82e dans la liste d’appel, a toutes les chances de recevoir une proposition. Sa place dans la liste d’attente devrait vite remonter. Elle décide donc de valider la proposition d’admission de la prépa parisienne, par sécurité, pour s’assurer une place à la rentrée, mais elle maintient les voeux en attente dans les formations qui lui plaisent davantage, et renonce aux voeux qui ne l’intéressent plus.

Sandrine Chesnel

07 novembre 2017

Création d'un nouveau diplôme des métiers d'art

Vers un nouveau diplôme des métiers d’art et du design en 2019 ?



C’est une information révélée par l’Etudiant. A la rentrée 2019, le DN MADE (diplôme national des métiers d’art et du design) remplacerait les Manaa (mises à niveau en arts appliqués), le BTS (brevet de technicien supérieur) design et le DMA (diplôme des métiers d’art). Les diplômés de cette nouvelle formation pourraient poursuivre leurs études en master ou s’insérer directement dans la vie active.

L’objectif de la réforme est avant tout de créer un diplôme dans le domaine de l’art et du design qui serait conforme au système LMD (licence-master-doctorat), standard européen. Avec ce nouveau diplôme, les étudiants accumuleront ainsi les crédits ECTS nécessaires pour obtenir le grade de licence, crédits qui sont reconnus à l’échelle européenne. Ces crédits leur permettront non seulement de justifier de leur niveau, mais aussi d’emprunter des passerelles vers d’autres diplômes. Dans le système actuel, les Manaa ne confèrent pas de crédits ECTS et le BTS design ou encore le DMA confèrent aux étudiants un niveau bac + 2, non reconnu au niveau européen.

Une réforme mise en œuvre dès 2018 ?

Dans le domaine de l’art et du design les formations sont très demandées. Certains établissements reçoivent plusieurs milliers de candidatures pour une centaine de places. Le maintien d’une sélection à l’entrée du DN MADE semble donc nécessaire. Sélection dont les critères ne sont pas encore définis. Une phase d’expérimentation devrait se mettre en place dès la rentrée 2018 dans quelques académies qui se sont portées volontaires. En 2019, l’ensemble des académies devront proposer ce nouveau diplôme et les Manaa, BTS design et DMA devraient disparaître. Les étudiants qui, en 2017, ont commencé un cursus que ce soit en Manaa, en BTS design ou en DMA, pourront bien évidemment poursuivre leur cursus.

Une demande de création de diplôme encore au stade de projet

Dans un avis consultatif, la commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) a émis un avis favorable à la demande de création du DN MADE. Le chemin est encore long pour arriver à la création du nouveau diplôme. Le projet doit également être validé par plusieurs instances, comme les commissions professionnelles consultatives, le conseil supérieur de l’éducation ou encore le Cneser (conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche). Une fois tous les avis rendus, un texte officiel définitif de création du diplôme pourra être publié et lancera sa mise en place effective.

31 octobre 2017

APB 2018, des infos sur la réforme !

Le gouvernement a annoncé ce lundi 30 octobre 2017 les détails de sa réforme de l'accès à l'enseignement supérieur.


- Le système de tirage au sort, jugé injuste, disparaît au profit d'un accompagnement personnalisé.


- Au cours de l'année de terminale, deux semaines d'orientation seront organisées pour informer les élèves qui bénéficieront également du soutien d'un second professeur principal.


- L'avis du conseil de classe.
Désormais, le conseil de classe du deuxième trimestre aura son mot à dire. Il examinera les vœux des candidats et émettra un avis (favorable ou défavorable) transmis aux établissements d'enseignement supérieur, qui prendront la décision d'intégrer ou non un candidat. En cas de réponse négative, les lycéens pourront persévérer à la condition de suivre une remise à niveau qui reste, pour l'heure, à définir.

- Plus que dix vœux à formuler au lieu de 24 sur la plateforme de sélection qui, elle, devrait changer de nom. L'université aura donc accès aux dossiers des lycéens. Deux réponses possibles : soit "oui", soit "oui, mais", avec une obligation de formation pour les élèves qui n'ont pas le niveau. L'objectif : désengorger les filières surchargées.


- Enfin, une nouvelle qui répond à une ancienne revendication des étudiants : le rattachement au régime général de la Sécurité sociale ; un plan qui va coûter un milliard d'euros sur cinq ans.


- Quid de la plateforme APB ?
Concernant la plateforme APB, le gouvernement ne laisse aucune ambigüité, puisqu’il annonce la suppression pure et simple de la sélection par tirage au sort. Un procédé injuste et illégal qui avait fait couler beaucoup d’encre. A APB succédera donc une « nouvelle plateforme plus simple et transparente », dont le nom n’a pas encore été dévoilé. Le lycéen pourra également émettre dix vœux non hiérarchisés afin d’éviter un choix par défaut. Reste à savoir à quoi ressemblera cette plateforme et la date de sa mise en place…

17 décembre 2015

Admission Post Bac : les nouveautés 2016

A partir du 20 janvier 2016 les futurs bacheliers pourront inscrire leurs vœux sur Admission Post Bac. Quelques nouveautés sont au programme de cette année 2016.
Aujourd'hui, la majorité des inscriptions en 1re année de l'enseignement supérieur se font via le portail APB qui recense plus de 12 000 formations dans l’enseignement supérieur et 2 000 formations en apprentissage.

De plus en plus de demandes pour l’université 
48,5% des candidats choisissent l’université en premier choix sur APB et ce chiffre est en constante augmentation. Mais ces demandes se concentrent dans leur grande majorité sur quatre filières : Staps, droit, Paces et psychologie. Ces filières représentent 50% des premiers vœux sur la L1. Dans certains cas le nombre de demandes est 10 fois supérieur à la capacité d’accueil des universités. La situation s’aggrave tout particulièrement dans la filière Staps et psychologie. Jusqu’ici, face à la demande toujours plus forte, les affectations s’opéraient par tirage au sort.

Des candidatures groupées dans les filières en tension
Le gouvernement affiche comme objectif de porter à 60% le nombre de jeunes d’une classe d’âge diplômé de l’enseignement supérieur. Il ne peut donc pas être question d’opérer une sélection à l’université ; pourtant une solution doit être trouvée pour ces filières en tension (Staps, droit, Paces et psychologie).
Ainsi, pour augmenter leurs chances d’être pris dans une de ces quatre filières, les candidats devront faire une « candidature groupée ». Cela signifie qu’ils choisiront en vœu 1 une filière dans leur académie. Par exemple, le droit. APB leur proposera alors de classer par ordre de préférence les L1 droit proposées dans l’académie. Si leur premier choix n’est pas accepté, ils auront la possibilité d’être pris dans une autre université de l’académie.
L’ensemble de ces licences ne constitue qu’un seul vœu. Pour l'Ile-de-France, les académies de Paris, Créteil et Versailles sont considérés comme une seule et même zone.
Des aides financières sont prévues pour les étudiants qui entrent dans une université éloignée et qui sont obligés de prendre un logement.
Important : pour être sûr d’obtenir une affectation, les bacheliers devront par ailleurs obligatoirement faire un choix pour une filière qui n'est pas en tension.

Des mesures spécifiques pour la filière Staps
La filière Staps est l’une des plus demandée par les bacheliers. Au-delà des vœux groupés, cette filière fera l’objet de mesures renforcées et d’un traitement spécifique. Ainsi, un Conseil sectoriel national des métiers du sport et de l’animation a été mis en place en décembre 2015 pour mener une discussion sur le lien formation/métier.
Mais le gouvernement veut surtout renforcer l’information des jeunes sur cette filière en lien avec les métiers du sport et de l’animation. Il a donc décidé d’embaucher des étudiants de la filière Staps qui interviendront dans les écoles ou organiseront des échanges entre universités et lycées.

Apporter une meilleure information aux lycéens
Afin d’améliorer l’information des lycéens et des familles, APB leur donnera plus facilement accès à des informations sur les secteurs et les formations : taux de réussite selon les profils, poursuite d’études, insertion professionnelle, salaires…
Par ailleurs, lycées proposeront un accompagnement personnalisé des élèves qui pourront être aidés par les enseignants, les CPE et les conseillers d’orientation. Un guide méthodologique sera mis à la disposition des chefs d’établissement, des professeurs principaux, des conseillers d’orientation-psychologues afin de leur permettre de s’approprier APB comme outil dans la démarche d’orientation. Autre nouveauté : les vœux des élèves seront accessibles aux enseignants afin d’aider les candidats dans 3 cas : aucun vœu n'est rempli, les vœux sont inaccessibles dans une filière sélective, les lycéens n'ont aucune chance de réussite dans une filière non sélective.
Enfin, 5 académies (Amiens, Dijon, Nancy-Metz, Nantes et Toulouse) vont mettre en place une commission qui se chargera d'émettre des propositions alternatives aux jeunes dont les vœux sont inaccessibles. Elle devra offrir une solution individuelle et tentera de proposer des affectations en IUT pour les bacheliers technologiques et en STS pour les bacheliers professionnels.


Source : Dossier de presse Admission Post bac : mieux s’informer, mieux s’orienter.

Valérie François, décembre 2015 - valeriefrancois@cidj.com